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On y était!, Paléodécouvertes

Orchestre de Chambre de Genève
Un concert classique, c’est de la musique. Incroyable non? Mais c’est aussi l’occasion d’une jouissive expérience sociologique. Excitant de pouvoir écouter voir jouer du Bach ou du Mendelssohn la bière dans une main, une gauffre dans l’autre. Car au-delà de l’anecdote, Paléo offre ici un superbe coup de jeune à un genre encore malheureusement trop poussiéreux pour séduire un large public.

Chaque année l’Asse envoie valser tous les codes feutrés propres au concert classiques. Les pieds dans la boue, les fesses carressant la poussière ou le t-shirt souillé, le confort d’autres rendez-vous semble bien loin, et c’est tant mieux.

Cet après-midi, Daniel Rossellat louait les grandes qualités des festivaliers. De simples politesses, les mots du directeur prennent vite bien plus de poids une fois l’orchestre passé. Bière et cris, il y avait. Mais plus encore, sous le Chapiteau s’invitait un profond respect. Une attention, une curiosité jamais prise en défaut. A tel point qu’allumer une cigarette ou répondre au téléphone devient impensable.

Impensable, aussi, de penser plus loin lorsqu’arrive le Concerto en Mi mineur pour violon de Felix Mendelssohn (et pas Wilson). C’est le deuxième effet KissCool de l’expérience. Une baffe en plein coeur. Magique. Tant l’Orchestre de Chambre de Genève que le magnifique violoniste Gilles Apap offrent nuances, précision, justesse et sensibilité à une oeuvre magnifique.

Et ce voyage-là, y a qu’à Paléo qu’on peut le vivre…

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Après Blood Red Shoes au début de la semaine, nous nous sommes fait un plaisir d’accueillir un autre duo, Cocoon, composé de Mark Daumail et Morgane Imbeaud. En ce dimanche après-midi, c’était ce qu’il nous fallait pour une interview décontractée autour de folk, de cerveau et de non-poitrine.

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Il a la voix rauque de ceux qui ont vécu avant de débuter. La sincérité de ceux qui se contentent avec raison de ce qu’ils sont. Et le talent de ceux qui croient ne pas en avoir. Belle rencontre que celle vécue avec Ours, artiste vrai à la passion communicative. Et à l’humour décapant.

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KOLO

Après la sympathique interview accordée dans l’après-midi pour ce blog, un petit tour au Détour s’imposait histoire de voir ce que les genevois de Kolo avaient à défendre. En l’occurrence, une pop-rock riche en inventivité que l’on peut découvrir sur leur premier album. En même temps que K sur la Grande Scène, les talents suisses ont le potentiel pour plaire au plus grand nombre, comme en témoigne la jolie petite scène passablement remplie.

Le groupe se retrouve en prophète dans ce pays qui l’a vu grandir. Réalisant un rêve d’enfant en jouant au Paléo, Kolo tire son public dans les méandres d’une musique à deux visages: l’un calme et mélancolique, l’autre rythmé et dansant. Les déhanchés du chanteur amusent la foule venue en amie, son charisme touchant parfaitement sa cible. Malgré quelques couacs techniques et des chansons tirant parfois en longueur, Kolo prouve à tous que la Suisse musicale arrive aussi à enchanter ses habitants.

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K

Belle surprise en ce début de soirée avec le concert de K. 19h, Lausannois pas encore star, rien finalement n’aurait permis de prévoir le succès rencontré par le chanteur sur la Grande Scène, seulement trois ans après sa première apparition au Club Tent. Devant la Grande Scène, 20 à 25′000 personnes se sont pourtant réunies pour applaudir le “p’tit gars du pays”. Première preuve s’il en fallait qu’un Suisse peut aisément tenir la barre sur le vaisseau amiral de Paléo.

K, donc, est parvenu à réunir son public. Encore fallait-il à veiller à ce que ce dernier reste. Et là, on dit ce qu’on veut de l’artiste lausannois, mais son show, son énergie rassemblent. Gentil? A l’écoute de ses textes, on se dit surtout que sous une apparente naïveté se cache une jouissive et douce acidité. Que derrière ses gesticulations sommeille un artiste qui aime taper du poing, et qui le fait bien.

N’en demeure pas moins qu’au delà des mots, on ne peut que regretter un manque certain de prises de risques dans les mélodies, les harmonies et les orchestrations. En somme, on ne retrouve pas dans les notes de K le piquant de ses textes. Pour autant, la mayonnaise prend sans peine, le public en redemandant avec grands sourires. Et c’est finalement ça, l’essentiel !

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K n’avait pas l’air trop stressé quand il est passé dire bonjour. Et pourtant, deux heures plus tard, il allait se retrouver sur la Grande Scène devant plus de 20′000 personnes pour la première fois de son existence. Rencontre détendue, donc, avant les choses sérieures…

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En ce samedi après-midi, nous avons accueilli K.O.L.O sous notre jolie tente.  Joie et bonne humeur avant leur concert au Détour à 19:00…

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Missill

Le pauvre festivalier non-averti de ce qui allait lui arriver se retrouve vite épouvanté face à la marée sonore verte rayée de la DJette française. Dans un Chapiteau transformé pour l’occasion en gigantesque dancefloor, les plus fervents fans de Justice esquissent un mouvement de recul avant de s’approcher timidement de l’enfer à 50 Hertz sorti des doigts agiles de Missill. Nourrie à l’uranium enrichi, on n’imagine même pas la voir s’arrêter de bouger pour dormir. Avec une motivation intarissable, elle chante toutes les paroles des extraits qu’elle passe.

On aime danser, on aime se prendre du décibel dans la face, alors on reste pour sentir ses os trembler. Mais reste que la diversité n’est pas vraiment au rendez-vous, le trop plein de sons lasse rapidement, trop de beats tue la musique, comme l’étonnant Jump around balancé à 150 bpm… pas facile de sauter en rythme du coup.

Nirvana, Rage Against the Machine, le rock passé à la moulinette Big Beat de Missill réveille les morts, le Chapiteau ne s’est certainement pas encore remis de ce qui lui est arrivé, et ce pour la plus grande joie des danseurs insomniaques extatiques survoltés en manque de passage à tabac. Un troupeau d’éléphants perché sur un rouleau compresseur n’aurait pas eu moins d’effet sur le tranquille festivalier que la terrifiante ex-graphiste manga-phile.

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Alexandre Kinn
Discrètement niché entre IAM et Massive Attack au Club Tent, Alexandre Kinn a tout pour plaire.

Venu en trio avec François Fuchs à la basse/contrebasse et Lawrence Clais à la batterie, l’ancien egyptologue foule les territoires de la chanson française, de la pop, de la musique du monde et du funk pour en extraire leur substantifique moëlle et les servir au public au moyen de chansons accrocheuses qui mettront en mouvement un Club Tent réticent au début de leur set. Précision rythmique des percussions, passages furieux de contrebasse offrant une combinaison nouvelle de sons (notamment dans les passages joués à l’archet), jonglage entre instruments folk et électriques (sublime slide guitar) , tout porte à dire que le buzz concernant cet homme ira grandissant dans les prochains mois.

Du moins, c’est tout le bien qu’on lui souhaite.

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Il était environ 22h30, quand Missill est arrivée telle une tornade au Paléoblog. Interview survitaminée aux amphètes qui valait bien la peine.

A quand Missill présidente ?

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