Elle est en interview comme sur scène. Timide et capable d’exploser son audience d’un seul regard. D’un seul mot. Comme sa voix, l’aura de Nneka transpire de ses tripes. S’attrape au vol. Se déguste sans modération. Comme sur scène, la Nigériane n’est qu’elle, naturelle, vraie. Superbe rencontre, malheureusement difficile à refléter sur écran…

Bien sûr, il y avait des tas d’autres concerts avant, mais comment mieux débuter le Festival qu’avec Nneka. Au Club Tent, ils étaient jeunes, vieux, chauves, chevelus, babas, bcbg. Tous groovaient pourtant du bassin. Un peu inconsciemment.
En face, sur scène, il y avait Nneka. Magique Nneka. Les programmateurs nous avaient promis la lune, la Nigérienne a propulsé les festivaliers bien au-delà. Sa voix, simplement hallucinante. Celle d’une prêtresse entraînant son public dans une danse oscillant d’une influence à l’autre, dans un voyage au travers d’un magnifique métissage musical. Il est ainsi bien difficile, et c’est tant mieux, de lui coller une étiquette. Pour faire simple, on pourrait parler d’Ayo, ou de Lauryn Hill. Pour faire vrai, on parlera simplement de Nneka. D’un son bien à elle, d’une rythmique, syncopée et implacable. D’un charisme transpirant. D’une découverte. D’une très belle découverte.
Nneka sera à nouveau sous le Club Tent, demain mercredi à 18h45 !
Jeudi 24 juillet, Club Tent, 2h00
Le Danemark. Une superficie proche de celle de la Suisse. Cinq millions et demi d’habitants. Patrie de Hans Christian Andersen, de Søren Kierkegaard, berceau du Dogme 95.
Et musicalement?
lire la suite de "The Kissaway Trail ou la Danish Touch"