
Deux murs de (faux) amplis Marshall. Des racks d’où pendouillent des mètres de câbles et clignotent une multitude de LEDs. Comme axe de symétrie, une croix. La croix. Celle qui orne la couverture du dernier et déjà légendaire album de Justice.
Gaspard Augé et Xavier de Rosnay débarquent sur scène sous un tonnerre d’applaudissements avant de lancer un tonitruant Genesis. Quelques secondes suffisent à Justice pour transformer le devant de la Grande Scène en grande-messe électronique où les beats dansants croisent riffs rock et sonorités de légendaires synthétiseurs analogiques. Après avoir exploré les moindres recoins de leur album †, les deux musiciens nous rappellent qu’ils sont aussi des bidouilleurs de génie avec un sélection pointilleuse de leurs meilleurs remixes, salissant le son à fur et à mesure que le temps s’écoulait.
“C’est des malades!” fut l’interjection la plus répétée à la fin du concert. Et pour cause.