
Cinq ans après leur dernier passage sur la Plaine de l’Asse, la bande à Michael Stipe revient sur la Grande Scène afin de livrer une heure trente chrono de musique.
Sous un lightshow impressionnant, R.E.M. revisite trente ans de répertoire avec des incursions fréquentes dans leur dernier (et fortement recommandé) album, Accelerate, qui souffre d’une trop forte méconnaissance de la part du public présent. Le charisme et la gestuelle de Michael-l’homme qui marche au ralenti- Stipe laisse pantois sans oublier sa voix impeccable qui semble n’avoir pris aucune ride. Malgré un show extrêment milimétré (un bis attendu de tout le monde par exemple), les chansons vont droit au coeur. Lorsque la mandoline de Losing my religion surgit, c’est un public amorphe qui se réveille et qui bouge au son d’un des meilleurs hits que les années 80 ont réussi à nous pondre.
Après un Man on the Moon, la place se vide. Le 33ème Paléo a vécu. Reste plus qu’à attendre patiemment qui sera la tête d’affiche de la soirée de dimanche l’année prochaine.

Les six membres de la plus grande légende du rock lausannois encore en vie se sont affrontés au soleil sur la Grande Scène ce dimanche à dix-huit heures. Forts de leur nouveau line-up, Favez vient confirmer que, après toutes ces années, ils restent les maîtres du rock suisse romand.
On les disait assagis avec leur nouvel album “Bigger Mountains Higher Flags”, les rockers démontrent sur scène qu’ils ont encore énormément d’énergie à revendre. Que ce soit avec leurs nouvelles chansons comme “She wakes up ever night” ou “Naked and Gasolined”, ou qu’ils revisitent d’anciens titres comme “Ready for the wind”, le sextuor impressionne par sa maîtrise de la Grande Scène. Un concert tout en puissance pour la bande à Christian Wicky, qui effectue un sans faute malgré l’heure matinale.

Avant The Kissaway Trail, qui jouera jeudi soir, d’autres danois ont investi les scènes du Paléo: il s’agit naturellement des Raveonettes, duo composé de Sune Rose Wagner et Sharon Foo.
Contrairement aux Blood Red Shoes, on ne retrouvera pas les deux musiciens seuls sur scène mais accompagnés de deux acolytes à la basse et à la percussion, lançant occasionnellement des rythmiques préenregistrées tout comme Caribou le fera quelques heures plus tard sur la scène du Club Tent. La sobriété du groupe, tout de noir vêtu et aux mouvements quasi robotiques, a pu en déconcentrer plus d’un, mais la musique vient rapidement masquer ce petit détail: à mi-chemin entre Belle & Sebastian, les Beach Boys et une touche de noirceur bruitiste de Sonic Youth, le son Raveonettes agrippe, attrape et ne fait pas de sentiments. Bien que vide au début, le Chapiteau se remplit à une vitesse considérable et la foule se retrouve rapidement à secouer la tête au rythme d’un des meilleurs groupes indie de cette journée de mercredi.
Paléophiles, Paléofolles ! Déjà une soirée de passée. Beaucoup se réveillent tout juste, beaucoup trop tôt, avec les petits nains (également appelés mal de cheveux), peinant à aligner deux mots… Mais ne croyez pas qu’on vous abandonne… Au contraire! Voyez plutôt… Si vous avez raté le début, les chefs vous proposaient hier, en vrac, des interviews de dEUS, de Blood Red Shoes et de Pete and the Pirates. Egalement disponible, un mini-reportage sur l’arrivée des premiers festivaliers. Plus nos traditionnels dessins, critiques de concerts et autres réjouissances (notamment plusieurs vidéos de concerts en intégralité d’ici la fin de la journée). Concernant ce qui vous attend aujourd’hui, ne manquez pas dès 15 heures, notre Paléocast téléchargeable. Pour les artistes prévus en interview, on vous laisse la surprise. Mais il y aura du lourd alors restez connectés !