Elle est en interview comme sur scène. Timide et capable d’exploser son audience d’un seul regard. D’un seul mot. Comme sa voix, l’aura de Nneka transpire de ses tripes. S’attrape au vol. Se déguste sans modération. Comme sur scène, la Nigériane n’est qu’elle, naturelle, vraie. Superbe rencontre, malheureusement difficile à refléter sur écran…

Patrick Watson

Alors que le Chapiteau rugit aux sons des basses de Goose, le public du Club Tent est captivé par un quator québécois aux sonorités envoûtantes. Évidemment, avec la voix chaude et captivante de Patrick (Watson, comme le groupe), souvent comparée à celle de Jeff Buckley, l’audience reste bouche-bée. Religieusement à l’écoute de l’univers doux et fragile qui lui est proposé, le mélomane curieux se voit soudain confronté à une avalanche de rythmiques entraînantes. Sans interruption, les morceaux naviguent des sourires aux larmes, de la pureté absolue d’un chanteur avec son piano à l’explosion tonitruante d’un combat entre ces hommes et leurs instruments.

Des machins à gauche, des trucs à droite, percussions folles, mégaphone, xylophone, glockenspiel…  comment ne pas sourire devant la “boîte à fantômes” et ses “ouh-ouh” intempestifs ! Au final, Patrick Watson nous emmène ailleurs, les coeurs chavirent et la magie opère sans accroc. En attendant le nouvel album promis pour le printemps prochain, et en espérant retrouver le génie à la voix de velours dans les environs, gardons en mémoire un moment rare…

Mercredi 23 juillet, Club Tent, 20h30

Quelle élégance ! Quelle grâce ! Quelle pureté ! Telles sont les exclamations béates qui ne manqueraient de s’échapper de votre organe buccal à l’écoute de Close To Paradise (2006), deuxième et dernier album en date du groupe Patrick Watson. On s’imagine aisément l’orfèvre en train de ciseler les méandres d’une harmonie mélancolique trop belle pour être analysée, usant de la minutie de Sherlock Holmes, de la folie de David Lynch et de la fragilité de J. Buckley .
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Mercredi 23 juillet, Chapiteau, 17h45

The Raveonettes est un duo venu du nord danois. Composé de Sharin Foo et Sure Rose Wagner, égérie pop dont la voix et le physique ne sont pas sans rappeler la divine Nico, le groupe s’octroie les services d’un batteur qui joue debout (hum) sur une batterie limitée à son strict minimum (re-hum). Vous l’aurez deviné, l’ombre du Velvet plane au-dessus de ces musiciens qui ont compris comment gérer l’héritage immense d’un son émanant des sixties tout en le mettant au goût du jour.

La recette: rythmique simple mais juste ce qu’il faut, murs de guitares à n’en plus finir, utilisation dosée du tremolo telle que l’affectionne l’ami Quentin T., lignes de voix veloûtées et quelques bandes pré-enregistrées pour donner au tout l’allure d’une enveloppe sonore tsunamiesque à l’intérieur de laquelle vous vous laisserez errer dans un espace-temps pluridimensionnel. Absolument remarquable !

Bref, un concert de plus à ne pas louper au Chapiteau ce mercredi 23 juillet (et il y en aura d’autres).

Ci-dessus, le clip du morceau “You Want The Candy”

Mercredi 23 juillet, Grande Scène, 19h00 

Hola !

En attendant le concert de The Dø à l’Usine à Gaz (vendredi au plus tard), je vous propose de commencer à explorer les nombreuses découvertes de ce 33e Paléo Festival. Parce que cette année, il va falloir être curieux afin de ne rater aucune perle. Une chose étant certaine, le Paléoblog vous empêchera toute excuse foireuse du style: “Si j’aurais su que ce serait aussi bien, j’aurais allé voir au lieu de rester au bar pour ingurgiter moultes bières”.
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