Asa

Dans un Chapiteau débordant de curieux impatients, les lumières s’illuminent sur une ravissante jeune nigérianne aux lunettes terriblement sérieuses. Sa douce musique souriante, chaude comme l’Afrique, éclaire les visages d’un auditoire déjà conquis. Tout le monde parle du phénomène à la voix d’or (citons Ayo ou Morcheeba), tout le monde parlera de la joie d’Asa à se produire sur scène… quelques pas de danse chaloupés sur un tapis instrumental entraînant et l’on voit apparaître l’aura rayonnante de l’énergique chanteuse.

Et soudain, le Chapiteau s’enflamme. Jailer, reggae fédérateur, si long, si puissant, communique toute la passion d’un groupe en un éclair. Et la température monte encore. En rappel, ou plutôt en point d’orgue, un medley de ses succès (Fire on the mountain en tête) obtient les faveurs d’une foule allégrement dansante. On en parle encore dans les allées du Festival, on en parlera encore un certain temps !

Les deux Genevois de Chapter sont venus à trois. Plus deux cachés en coulisses, ça fait cinq. Normal, Alexandre Cracker et Thierry van Osselt enregistrent leurs albums en duo avant d’étoffer la troupe en tournée. Quelques minutes avant leur entrée sur la scène du Détour, ça donne ça…

Girls In Hawaii

Il est des groupes qui, pour leur tournée “festivals”, se contentent de raboter quelques titres de leur set list traditionnelle, virant généralement les moins fédérateurs. D’autres ont la bonne idée de revoir leur show pour proposer du neuf à leur public. En cela, les Belges de Girls in Hawaii ont su insuffler à leur set un supplément rock et électrique des plus jouissifs, opérant des choix gagnants dans le spectacle qu’ils ont notamment présenté aux Docks.

Guitares en avant, le “futur plus grand groupe belge de tous les temps” si l’on n’en croit nos valeureux compagnons du Paléocast, a ainsi mis ce soir le feu au Chapiteau. Servi, il faut le dire, par un light ravageur, le sextet aurait dû réveiller un public incroyablement passif. Dommage pour eux, car ces mélodistes nés, ne cédant pourtant jamais à la facilité, auraient mérité accueil plus communicatif