
“Le Village du Monde vivra aux sonorités, saveurs et couleurs brésiliennes” (sic) Qui dit Brésil, dit foot et qui dit foot dit babyfoot. Avec sa version étonnante, le sculpteur Nikola Zaric animera le Coeur du Village.
Ce qui caractérise cette oeuvre, c’est sa scénographie, qui amène de l’espace. De loin on se pose des questions et lorsqu’on s’approche un peu, la scène se met en place. Sans compter les textures variées des sculptures qui donnent envie de les toucher.
Pour l’avoir vu, impossible de le manquer. Un “Babyfoot lapin” hors normes, plus grand que nature, imposant. Répartis en deux équipes, douze joueurs, corps d’homme, tête de lapin, se font face autour d’une boule blanche qui semble émerger du sol… des indices tout en imagination.
Au loin d’intrigants piliers. J’avance et j’entre dans une autre dimension. Je me rends compte du gigantisme de la sculpture… vivante ! Enfin une sculpture qu’on peut toucher. Sincèrement, qui n’a jamais eu envie de le faire ! Ici pas d’alarme cachée dans l’herbe. On peut pousser les joueurs ! Ils se balancent comme hors du temps. Se promener dans ce babyfoot surréaliste est un peu comme tomber dans le monde d’Alice au pays des merveilles , quand elle passe de porte en porte, de taille en taille, toutes les proportions sont bousculées.
Je vous laisse un amuse-oeil pour vous ouvrir l’envie !

Messieurs-dames, n’oubliez pas l’existence du Village du Monde et de cette scène se trouvant en haut à gauche de votre carte et portant le nom de Dôme. Surtout quand un des noms à l’affiche est Marcelo D2.
Le rappeur originaire de São Cristovão a offert à la Plaine de l’Asse le concert de hip-hop le plus surprenant de la journée et on pourrait écrire des centaines de lignes remplies de qualificatifs dythirambiques pour en parler. Tâchons de faire court:
Marcelo D2 livre un rap d’une fraîcheur exemplaire comme votre rédacteur n’en a plus vu depuis fort longtemps, ne se résumant pas à une boîte-à-rythmes tournant en boucle sur un guignol recitant un texte sagement appris par coeur. Vêtu d’un t-shirt Run DMC, l’homme pimente les plaques de son DJ avec des sonorités brésiliennes en invitant sur scène des musiciens à l’âge fortement variable qui, une fois les percussions en main, transcendent cette musique urbaine. Cocktail réussi de tradition et de modernité, le set explore toutes les possibilités offertes par ces croisements de générations. A cela, rajoutez encore une communication facile entre la scène et le public (malgré la frontière des langues, le groupe ne communiquant qu’en brésilien), des invités prestigieux (un solo de human beatbox à la dextérité stylistique impressionante, un guitariste à la voix qui va droit au coeur, et j’en passe) et un sens de la fête qui semble nous échapper à nous, pauvres helvètes, et vous obtiendrez une dose de trinitrotoluène fortement concentrée qui ne laisse pas indemne.

Originaire de Recife, Helder Aragão, aka DJ Dolores, fait une halte au Paléo Festival dans le cadre de cette année consacrée au Brésil sous le Dôme.
Pour ceux qui s’attendaient à une heure de musique faite par un type dont on se demande s’il mixe vraiment ou ne fait que consulter ses e-mails sur son ordi, la surprise fut de taille: l’artiste vient accompagné de plusieurs musiciens sur scène: un saxophoniste, un claviériste, un guitariste et finalement un chanteur au charisme tel qu’il finira par s’imposer face au bidouilleur sonore. Alors que les gens avaient commencé le concert assis sur les gradins du Dôme, le devant de la scène s’est vite retrouvée investi par une foule atteinte de la fièvre de la danse. Musicalement, même si cela ne s’avère pas aussi destructeur que les vieux sons de son compatriote Amon Tobin, DJ Dolores mélange avec virtuosité sonorités traditionnelles brésiliennes et rythmiques électroniques modernes, glissant régulièrement des touches drum’n'bass au milieu des chansons interprétées avec brio en compagnie de ses collègues.

Jour après jour, suivez les aventures de Ferdinand, dans sa première expérience de Paléo, loin de son confort et de sa tranquillité habituelle. Découvrez les coins et recoins du Festival au-travers de l’oeil étonné de ce sympathique néophyte!
Après l’expérience difficile du premier rang, j’avais décidé de m’éloigner un peu de la grande foule, les côtes encore douloureuses des frictions ardentes de la veille. Virant à droite après l’entrée, je pus découvrir quantité de nourritures diverses ! Toutes mes envies semblaient pouvoir être comblées, si ce n’était mon désir de porcelaine et de couverts. De toute manière, l’acclimatation avait été immédiate après la rencontre avec les premiers cabinets de toilettes. Des expériences peu ragoûtantes que je ne développerai pas plus loin. Pour revenir à mes désirs de sustentation, je ne crois pas avoir déjà vu une telle diversité d’offre rassemblée en un espace si confiné. De la nourriture des cinq continents m’envoyait leurs effluves avec fracas, et je mis longtemps à me décider pour un sandwich “falafel” emballé dans une grande quantité d’aluminium (fait étrange vu le souci constant concernant l’écologie et le recyclage développé par le Festival).
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Cette année, le Village du Monde accueille le Brésil, sa forêt, ses favelas et sa caïpi. A cette occasion, Almir, chef de la tribu des Suruis, dont le père de 89 ans a rencontré l’homme blanc il y a seulement 40 ans, nous parle des graves problèmes de la forêt amazonienne. Son message empreint de paix et de bienveillance nous a charmé autant que sa sympathie et sa bonne humeur communicative !
Le Village du Monde accueille cette année “Brésil en Courts“, un festival de courts métrages brésiliens.
Petite présentation repiquée sur leur site web :
Le Brésil se résume souvent à trois clichés: plages, carnaval et favelas. Mais avec le retour à la démocratie à la fin des années 80, le cinéma brésilien a su dépasser ces stéréotypes et faire goûter à l’effervescence culturelle de ce pays continent. Dans ce nouveau panorama brésilien, une série de réalisateurs en herbe a fait frémir les écrans des différentes régions du pays par leurs productions de courts métrages décapants. Brésil en Courts vous propose de faire la découverte d’une sélection de ces instantanés culturels afin de se faire de nouvelles images du Brésil d’aujourd’hui.
Retrouvez la programmation du festival en cliquant ici.
Plus d’infos sur les animations du Village du Monde en cliquant ici.
Découvrez les réalisateurs et les acteurs des courts métrages du Brésil en Courts 2008